La Francia in pillole a Torino

Cécile de fil en aiguille: intervista alla creatrice di Fil@home

Posted by on May 28, 2013 in Interviste, Slider | 0 comments

Cécile de fil en aiguille: intervista alla creatrice di Fil@home

drapeau_francais

Tàc : Quand es-tu arrivée à Turin ?

Cécile : Je suis arrivée à Turin de façon définitive en 1997, j’avais déjà rencontré mon mari en France en 1995 … coup de foudre ! Pendant un an et demi j’ai continué à vivre à Toulon et je rejoignais Andrea à Turin le week-end, mais on partait directement sur l’île d’Elbe où il avait un chantier où il retapait un bateau. Donc Turin je ne l’ai pas connue pendant tout ce temps, je ne l’ai découverte qu’en 1997, quand j’ai fait mes valises et je que suis venue m’installer ici… par amour !

Tàc : Quelles ont été les premières impressions une fois installée ici ?

 Cécile : Ça a été assez déstabilisant. Déjà à Toulon et à l’île d’Elbe, mais aussi aux Antilles où j’ai vécu deux ans ou encore en Bretagne d’où je suis originaire, il y a la mer !

 Tàc : Et la découverte de cette ville ?

 Cécile : Je dois dire que je ne suis pas tout de suite vraiment partie à la découverte de la ville. Dans les autres endroits je découvrais la ville en la parcourant seule en long en large et en travers. A Turin non, mon mari la connaissait déjà, je me suis mise au boulot rapidement et je n’ai pas vraiment découvert la ville, je l’ai plus subie dans un premier temps. Les premières impressions ont été plutôt dures. J’avais une impression d’enfermement, mais c’est vrai aussi que la semaine je travaillais et le week-end on partait de Turin, donc il n’y a avait pas cette idée de vivre la ville. Quand par la suite j’ai été amenée à rester plus à Turin, j’avais l’impression de suffoquer, c’était horrible, j’étais comme un lion en cage !

 Tàc : Et aujourd’hui tu la vois comment ?

 Cécile : Il faut dire qu’avec les Jeux Olympiques de 2006 la ville a connu une réelle transformation. De nombreux chantiers ont vu le jour, la ligne de métro a ouvert, les façades des immeubles bourgeois ont été rénovées, des aires piétonnes ont été construites, et toute la population a participé, ça a vraiment donné un nouveau souffle et une nouvelle dynamique à la ville. Aujourd’hui les gens qui la visitent sont agréablement surpris et souvent ils veulent revenir, parce que c’est surtout une ville à vivre, où il faut se laisser aller, se laisser surprendre. C’est une ville très vivante, elle se donne les moyens de l’être, elle offre énormément en termes de projets, de culture, aujourd’hui moi j’ai envie de m’y investir, de participer, de découvrir les autres talents dont la ville regorge.

 Tàc : Ton coup de coeur ?

 Cécile : C’est difficile ! Mais j’ai découvert dernièrement le jardin de Palazzo Madama et l’Armurerie royale. Et puis bien sûr se promener le long du fleuve, s’arrêter boire un café ou manger sur Piazza Vittorio. Question panorama, avec une belle journée bien dégagée c’est sympa de monter en haut de la Mole Antonelliana, ou de faire la route panoramique dans la colline où il y a des points de vue à couper le souffle.

 Tàc : Qu’est-ce qui te manquerait de Turin ?

 Cécile : ça peut paraître incroyable, mais son côté vert ! Elle est pleine de petites places, de parcs, il y a le fleuve, la colline… Moi c’est ça qui me fait me sentir bien ici.

 Tàc : Et qu’est-ce qui ne te manquerait pas ?

 Cécile : Je crois que c’est vraiment les gens de Turin ! Enfin il faut faire une distinction, il y a les gens qui viennent de l’extérieur et se sont retrouvés à Turin pour diverses raisons et il y a les turinois « de souche ». Les turinois de souche ont du mal à se mélanger, à s’ouvrir. Il y a des exceptions, mais ils ne t’accueillent pas à bras ouverts, il y a une retenue, ils ne sont pas expansifs du tout ! C’est rare qu’ils te laissent entrer dans leur vie, dans leur intimité.

 Tàc : Et qu’est-ce qui te manque de la France ?

 Cécile : Des plats qu’on ne cuisine plus, la blanquette par exemple ! L’autre jour en travaillant j’ai eu envie d’un sandwich que je mangeais quand j’étais au lycée ! Plus sérieusement parfois je sens que je m’éloigne des choses qui se font et qui se passent en France et c’est un sentiment étrange.

 Tàc : Pour finir comment est né le projet de Fil@home ?

 Cécile : Avant j’étais traductrice, mais avec la naissance des enfants, surtout avec le troisième, je ne pouvais pas me consacrer autant qu’avant à cette activité. J’avais commencé à créer des petites choses pour eux justement, des vêtements ou autres, j’ai découvert la blogosphère et toutes ces mamans qui faisaient des choses manuelles et j’ai eu envie de m’y mettre aussi. Au début plus pour m’amuser et pour eux et après je l’ai fait plus sérieusement. Aujourd’hui c’est devenu mon activité ! Fil@home il y a ce jeu de mot en anglais, l’idée de se sentir chez soi, et donc aussi travailler chez soi mais avec l’idée de transmettre quelque chose de moi, pour accueillir, faire que les gens se sentent bien, un don en quelque sorte.

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